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La réforme DPE : une aubaine pour les logements chauffés à l’électricité

Retour à l'accueilPublié le 30 septembre 2026
La réforme DPE : une aubaine pour les logements chauffés à l’électricité

Une nouvelle étape pour le Diagnostic de Performance Énergétique

À partir du 1er janvier 2027, le calcul du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) connaîtra un changement majeur : le coefficient de conversion appliqué à l’électricité passera de 1,9 à 1,7. Ce paramètre influe directement sur l’appréciation de l’efficacité énergétique d’un logement, en particulier pour ceux utilisant principalement l’électricité. Cette modification a récemment été actée par l’arrêté du 19 août 2026 et fait suite à une première baisse du coefficient intervenue au début de l’année 2026.

Pourquoi ce changement est-il important ?

Le DPE ne se limite pas à mesurer la consommation directe d’énergie d’un logement. Pour l’électricité, une transformation s’opère afin de convertir la quantité consommée en énergie finale en énergie primaire, à l’aide d’un coefficient. Jusqu’en 2026, 1 kWh d’électricité consommée était comptabilisé comme 1,9 kWh d’énergie primaire. À partir de 2027, ce ratio descendra à 1,7. Cette évolution vise à refléter plus fidèlement les spécificités du mix énergétique français, tout en rendant le système plus avantageux pour les usages électriques domestiques.

Qui sont les principaux bénéficiaires ?

Tous les logements où l’électricité tient une place prépondérante dans les usages énergétiques pourront voir leur classement DPE évoluer. Les habitations chauffées à l’électricité, équipées de chauffe-eaux électriques ou de pompes à chaleur verront, pour beaucoup, leur note s’améliorer. Cependant, l’impact dépend de chaque bien : l’état d’isolation, l’efficacité des équipements ou la proximité d’un seuil entre deux classes sont autant de facteurs à prendre en compte.

D’après les projections officielles, on estime qu’environ 300 000 résidences principales pourraient, grâce à cette réforme, quitter les catégories F ou G pour intégrer une classe énergétique plus clémente. Nul logement, en revanche, ne devrait pâtir d’un déclassement suite à ce seul ajustement du coefficient.

Une amélioration sans travaux

Ce qui distingue cette évolution, c’est qu’une simple modification du calcul peut entraîner un reclassement du logement, sans aucun chantier à prévoir. Isolation, fenêtres, ventilation ou chauffage restent identiques : seul le mode de conversion de l’électricité évolue. Concrètement, un appartement tout juste situé en G pourrait passer à F, F devenir E, etc., dès le 1er janvier 2027.

Anticiper avec des outils de simulation

Pour les agents immobiliers, la compréhension de cette évolution est essentielle. Pouvoir anticiper la future classe énergétique d’un logement détenu en portefeuille permet d’ajuster les stratégies de vente ou de location. Il existe déjà des simulateurs spécialisés, tel que celui proposé par Activ’Expertise, pour estimer l’impact de la réforme sur le classement d’un bien. Cet outil aide à repérer dès aujourd’hui les logements qui pourraient bientôt bénéficier d’une nouvelle étiquette.

Incidences sur les transactions immobilières

Le DPE influence directement la commercialisation d’un bien, la fixation des loyers, ainsi que la conformité aux exigences réglementaires. Depuis 2025, les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location selon la réglementation sur la décence. Cette interdiction s’étendra aux logements classés F en 2028, puis à ceux en E à l’horizon 2034. De plus, les logements F et G sont soumis à des restrictions en matière d’évolution de loyers. Un changement de classe DPE pourrait donc ouvrir de nouvelles perspectives sur le marché locatif.

Répercussions sur l’audit énergétique

Lors de la vente d’un bien, l’audit énergétique réglementaire devient obligatoire dès lors qu’il est classé E, F ou G (pour les maisons individuelles et certains immeubles en monopropriété). La classe D sera concernée par cette obligation à partir de 2034. Ainsi, une amélioration de la classe DPE grâce au nouveau coefficient peut exempter un logement de cette formalité lors de la vente. Les modalités pratiques sont facilitées : une attestation officielle actualisant la classe énergétique sera téléchargeable gratuitement sur l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME dès 2027, pour éviter d’avoir à refaire un DPE intégralement.

Faut-il mettre à jour son DPE ou son audit énergétique ?

Aucun nouveau diagnostic ne sera imposé aux propriétaires pour ce simple changement de coefficient. Les DPE et audits énergétiques déjà réalisés resteront valables jusqu’à leur date d’expiration. L’attestation officielle permettra d’actualiser la classe énergétique affichée, sans toucher aux relevés ni aux recommandations d’origine. En l’absence de cette attestation, l’ancienne étiquette demeurera valable jusqu’au terme normal du diagnostic.

Bien anticiper la réforme pour sécuriser transactions et locations

  • Vérifier la date et la validité du DPE existant
  • Évaluer l’impact du nouveau coefficient sur la future classe énergétique
  • Contrôler la conformité du logement aux normes de vente ou de location, notamment au regard de la décence énergétique
  • Déterminer la nécessité d’un audit énergétique à la revente ou à la relocation
  • À compter de 2027, obtenir l’attestation officielle reflétant la nouvelle situation du bien

En conclusion, l’entrée en vigueur de la réforme du DPE en 2027 constitue une réelle opportunité pour les logements chauffés à l’électricité, qui pourraient voir leur attractivité et leur valeur sur le marché renforcées, sans travaux à réaliser. Les professionnels de l’immobilier ont tout intérêt à anticiper dès à présent cette évolution pour accompagner au mieux leurs clients et adapter leurs stratégies commerciales.

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